
L’Iran… le « géant de l’énergie » plongé dans l’obscurité… l’électricité est coupée tandis que des milliards sont dépensés pour les milices
Dans l’une des contradictions les plus flagrantes de l’époque contemporaine, l’Iran, pays possédant les troisièmes plus grandes réserves de pétrole et les deuxièmes plus grandes réserves de gaz naturel au monde, traverse une crise énergétique écrasante qui menace l’effondrement de la vie quotidienne.
Ces immenses richesses, dont la majeure partie se concentre sur les terres occupées d’Ahwaz, ne laissent aux citoyens que de la fumée et de fausses promesses, tandis que leurs revenus se déversent par milliards dans les caisses des milices armées affiliées aux Gardiens de la révolution en Irak, en Syrie, au Yémen et au Liban.
Le retour de l’obscurité… un déficit au-delà des prévisions
Après une série de promesses officielles annonçant la stabilité du réseau, la rue iranienne a été choquée par le retour des coupures d’électricité, avec des durées sans précédent. Des rapports concordants indiquent que les périodes d’obscurité vont de deux heures jusqu’à sept heures consécutives dans certaines régions.
Cette crise, justifiée sous le prétexte de la « gestion du carburant des centrales électriques », n’est plus une simple mesure technique, mais est devenue l’expression d’un échec structurel dans la gestion des ressources de l’État.
Selon l’agence de presse officielle « IRNA », la capitale Téhéran connaît un vaste mécontentement populaire en raison de ces coupures non annoncées, dont les conséquences ne se limitent plus à l’éclairage, mais paralysent désormais des infrastructures vitales.
Les coupures de courant ont provoqué l’arrêt des pompes à eau dans les complexes résidentiels, tandis que les réseaux de communication et les téléphones mobiles ont été perturbés, isolant des quartiers entiers du reste du monde, dans une scène révélant la fragilité des infrastructures et leur interdépendance négative, annonçant une catastrophe humanitaire.
Des aveux ministériels amers
Le ministre iranien de l’Énergie, Abbas Aliabadi, n’a eu d’autre choix que de reconnaître l’ampleur de la catastrophe. Il a admis que le « déséquilibre du carburant » avait atteint un stade critique qui a contraint les autorités à arrêter une centrale électrique à cycle combiné d’une capacité de 5 000 mégawatts.
Cet arrêt forcé est dû à l’incapacité d’assurer le carburant nécessaire au fonctionnement de la centrale, un aveu qui jette une ombre sombre sur la réalité d’un pays exportant du gaz au monde entier tout en étant incapable de fournir quelques litres pour faire fonctionner ses propres installations nationales.
Dans une démarche reflétant une perte de contrôle, la société « Tavanir », responsable de la gestion du réseau, a adressé de sévères avertissements aux administrations publiques et aux banques, les obligeant à réduire leur consommation de 50 %, sous peine de coupure automatique via les compteurs intelligents en cas de non-respect.
Ces mesures exceptionnelles interviennent parallèlement aux rapports de l’Organisation météorologique, qui a mis en garde contre de fortes perturbations climatiques et des vagues de chaleur extrêmes, rendant l’absence de climatisation ou de refroidissement dangereuse pour la santé publique.
Le coût de la guerre et la destruction des infrastructures
Mehdi Massali, secrétaire général du Syndicat de l’industrie électrique iranienne, a révélé le visage hideux de la crise dans une interview franche, affirmant que les coupures de courant dans les foyers pendant deux à trois heures par jour durant l’été étaient « inévitables ».
Massali a expliqué que les décideurs avaient choisi de sacrifier le confort des citoyens au profit des « grandes industries » ainsi que des usines pétrochimiques et sidérurgiques afin de relancer une économie stagnante, ce qui signifie que le citoyen demeure le maillon le plus faible dans les priorités du régime.
Plus grave encore, Massali a révélé l’impact de l’implication iranienne dans les conflits armés : les pertes subies par les infrastructures électriques en raison des « guerres et des politiques conflictuelles » ont atteint environ 60 000 milliards de tomans.
Il a ajouté que la fermeture des ports à l’importation des matières premières nécessaires à la maintenance, ainsi que l’incapacité du ministère de l’Énergie à recouvrer les recettes, ont conduit à une paralysie quasi totale du secteur.
Ahwaz… une richesse pillée et un peuple privé de ses droits
La véritable tragédie réside dans le fait que la majeure partie de cette énergie et de ce pétrole est extraite des terres d’Ahwaz, lesquelles souffrent elles aussi de politiques de marginalisation et de pauvreté délibérée.
Alors que des villes dans plusieurs capitales régionales sont éclairées grâce au gaz ahwazi, les habitants de cette terre sont plongés dans l’obscurité et le froid.
Au lieu d’investir ces revenus dans la modernisation des centrales de production délabrées, les Gardiens de la révolution persistent à injecter des milliards pour financer les missiles du Hezbollah, les drones des Houthis et les salaires des factions du « Hachd » en Irak.
Une explosion sociale imminente
Cette contradiction flagrante entre un État « assis sur une mer d’énergie » et vivant dans « l’obscurité du Moyen Âge » n’est plus acceptable pour la population.
Des observateurs estiment que le régime iranien, en plaçant l’agenda de « l’exportation de la révolution » au-dessus du pain quotidien et de l’éclairage des foyers des citoyens, accélère le rythme de l’explosion sociale.
La poursuite des coupures d’électricité n’est pas un simple « dysfonctionnement technique », mais une décision politique par excellence, prise par le régime pour privilégier ses milices au détriment de son peuple.
Et avec chaque heure d’obscurité qui s’abat sur Téhéran, Ahwaz ou Ispahan, le fossé de confiance entre le peuple et le régime se creuse davantage, annonçant une vague de protestations qui pourrait être la plus violente, menée par une génération qui ne se contente plus de promesses, mais réclame désormais la « lumière » qui lui est quotidiennement volée au profit des batailles extérieures de Téhéran.
L’Iran d’aujourd’hui est un « État énergétique vivant dans l’obscurité », et les avertissements du secrétaire du Syndicat de l’industrie électrique concernant un été chaud et sombre menacent de provoquer l’explosion de la rue iranienne face au régime.



