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Défaillance structurelle dans la gestion des ressources naturelles en Iran

 

Le dossier de la gestion des ressources en Iran constitue l’un des principaux indicateurs des dysfonctionnements structurels du système de gouvernance économique et administrative, les données récentes de 2026 révélant un écart manifeste entre les importantes capacités naturelles dont dispose le pays et l’efficacité de leur exploitation.

Le problème fondamental réside dans l’absence de planification durable et dans la prédominance des considérations politiques et sécuritaires au détriment d’une gestion scientifique des ressources.

La complexité de cette question s’accentue au regard de la nature géographique et démographique du territoire de ce que l’on appelle l’Iran, qui comprend de vastes régions habitées par des peuples non persans, ajoutant ainsi une dimension supplémentaire liée à la manière dont les ressources sont réparties et administrées à travers des régions aux spécificités multiples.

Premièrement : la mauvaise gestion des ressources hydriques comme illustration flagrante de la crise

La crise de l’eau en Iran constitue l’une des manifestations les plus graves de l’échec administratif. Selon les données récentes de 2026, le pays figure parmi les États les plus touchés au monde par le stress hydrique, plus de 80 % de la population souffrant de niveaux élevés de pénurie d’eau.

Les statistiques montrent également que les apports en eau vers les réservoirs ont diminué d’environ 39 % au cours de l’année hydrologique 2025-2026, tandis que les réserves des barrages sont tombées à environ 17,6 milliards de mètres cubes, un niveau extrêmement faible par rapport aux années précédentes.

Cette crise ne résulte pas uniquement de facteurs naturels, mais également de politiques irrationnelles, notamment l’expansion non planifiée d’une agriculture fortement consommatrice d’eau, le secteur agricole utilisant plus de 80 % des ressources hydriques renouvelables malgré sa faible efficacité productive.

Par ailleurs, les projets de détournement des fleuves et le forage anarchique de puits ont contribué à l’épuisement des réserves souterraines, entraînant une baisse continue des niveaux d’eau, en particulier dans les régions périphériques habitées par des populations non persanes telles qu’Al-Ahwaz, où les plaintes relatives à la mauvaise répartition et à l’absence d’équité dans la gestion des ressources hydriques se multiplient.

Deuxièmement : une dépendance déséquilibrée aux ressources pétrolières

Bien que l’Iran possède l’une des plus importantes réserves mondiales de pétrole et de gaz — provenant de ce qu’il obtient d’Al-Ahwaz — la gestion de ces ressources souffre de déséquilibres structurels évidents.

En 2026, le gouvernement a été contraint d’allouer une partie des revenus pétroliers à la reconstruction des infrastructures endommagées, ce qui reflète la fragilité de la planification économique et l’absence de réserves stratégiques suffisantes pour faire face aux crises.

En outre, la dépendance excessive au pétrole comme principale source de revenus, sans véritable diversification économique, a rendu l’économie vulnérable aux fluctuations extérieures.

Les développements de 2026 ont montré que toute perturbation des voies énergétiques stratégiques se répercute immédiatement sur les revenus nationaux, affaiblissant ainsi la stabilité financière de l’État.

Il est également observé que les régions productrices d’énergie, souvent situées dans des zones non persanes, ne bénéficient pas de ces richesses de manière équilibrée en matière de développement et d’infrastructures, ce qui renforce les problématiques liées à la gestion des ressources.

Troisièmement : la politisation de la gestion des ressources stratégiques

L’une des manifestations les plus marquantes de cet échec réside dans la transformation des ressources stratégiques en instruments de pression politique. L’année 2026 a vu apparaître des orientations visant à imposer des conditions plus strictes à la navigation dans les voies maritimes vitales, dans le but d’obtenir des gains économiques rapides. Toutefois, ces politiques ont produit des effets inverses, certains acteurs internationaux ayant perdu confiance, ce qui a affecté les échanges commerciaux et affaibli la position du pays en tant que corridor énergétique fiable.

Cette orientation reflète l’absence de séparation entre la gestion économique et les considérations politiques, conduisant à des décisions à court terme au détriment de la stabilité à long terme. De plus, l’impact de ces politiques ne se répartit pas équitablement, certaines régions périphériques supportant des charges supplémentaires sans être de véritables partenaires dans la prise de décision.

Quatrièmement : la faible efficacité des infrastructures et de leur gestion

Les infrastructures liées aux ressources, notamment dans les secteurs de l’eau et de l’énergie, souffrent d’une obsolescence manifeste ainsi que d’un manque d’entretien et de modernisation.

Des estimations récentes indiquent qu’un certain nombre de barrages principaux fonctionnent à moins de 35 % de leur capacité, tandis que certaines installations hydrauliques ne dépassent pas un taux de remplissage de 10 %, ce qui reflète des défaillances dans la planification et la gestion du stockage de l’eau.

Par ailleurs, les dommages subis par les infrastructures au cours des récentes crises ont révélé l’absence de stratégies préventives efficaces, l’État ayant été contraint de réorienter d’importantes ressources financières vers les réparations plutôt que vers l’investissement dans des projets à long terme. Cette faiblesse apparaît de manière encore plus évidente dans les régions éloignées du centre, qui souffrent souvent de retards dans les opérations d’entretien et de modernisation.

Cinquièmement : l’absence de bonne gouvernance dans la gestion des ressources

Les indicateurs montrent que la crise de la gestion des ressources en Iran est davantage institutionnelle que technique. Le manque de transparence, le chevauchement des compétences entre les institutions et l’absence de responsabilité ont tous contribué à l’aggravation du gaspillage et de la mauvaise répartition.

De plus, les décisions sont souvent prises selon des considérations politiques à court terme, sans recours suffisant aux études scientifiques ou aux données précises.

Ce défi devient encore plus complexe compte tenu de la diversité géographique et humaine au sein du territoire de ce que l’on appelle l’Iran, où une gestion efficace des ressources nécessite des politiques plus équilibrées prenant en considération les spécificités des différentes régions, y compris les régions non persanes, ce qui n’est pas suffisamment réalisé dans la réalité actuelle.

Les données récentes de 2026 révèlent que l’échec de la direction iranienne dans la gestion des ressources nationales n’est pas le résultat de circonstances exceptionnelles, mais le produit d’une longue accumulation de politiques non durables.

Entre la grave crise de l’eau, la dépendance excessive au pétrole, la politisation des ressources stratégiques et la faiblesse des infrastructures, il apparaît clairement que le problème fondamental réside dans l’absence d’une vision globale de la gestion des ressources.

La poursuite de cette approche menace d’éroder, à long terme, la capacité économique de l’État et compromet les perspectives de développement durable.

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