
La voix de la soif est plus forte que la répression : Nouvelle révolte des agriculteurs ahwazis contre le vol de l’eau et l’assèchement de leurs terres
De vastes manifestations ont de nouveau éclaté dans plusieurs régions d’Ahwaz, où des agriculteurs en colère sont descendus dans les rues pour revendiquer leur droit à l’eau, asséchée par les politiques d’occupation iraniennes depuis des décennies.
Cette révolte est une réaction à la poursuite du vol des ressources hydriques d’Ahwaz et à leur transfert vers les villes perses, aggravant ainsi la crise de la sécheresse et de la désertification dans la région. Ces politiques ont causé d’importants dommages au secteur agricole, qui constitue la principale source de subsistance des Ahwazis.
La crise de l’eau à Ahwaz ne date pas d’aujourd’hui. Elle est le résultat de décennies de politiques systématiques menées par les autorités d’occupation iraniennes, qui ont détourné le cours naturel des rivières ahwazies vers le territoire perse à travers de vastes projets.
De nombreux rapports ont révélé ces pratiques, qui ont entraîné une catastrophe environnementale à Ahwaz. Les terres fertiles se sont transformées en déserts arides, un grand nombre de bétails ont péri de soif, et la destruction de la couverture végétale a intensifié les tempêtes de sable, rendant la vie dans la région encore plus difficile.
Avec la reprise du soulèvement, les forces de sécurité iraniennes ont rapidement eu recours à une répression brutale pour disperser les manifestants. Ce n’est pas la première fois que le régime utilise la force contre les Ahwazis. La précédente révolte de l’eau avait déjà donné lieu à des affrontements violents, causant la mort et des blessures parmi les protestataires, ainsi qu’à des vagues d’arrestations visant les militants et les journalistes qui tentaient de mettre en lumière la crise.
Malgré la politique de répression imposée par les autorités iraniennes, la voix des agriculteurs ahwazis continue de s’élever contre l’injustice, affirmant qu’ils ne renonceront jamais à leurs droits sur leur eau et leurs terres.
Les manifestants avertissent que la poursuite de ces politiques oppressives ne fera qu’exacerber la colère populaire, mettant en garde contre une catastrophe humanitaire et environnementale qui menace l’avenir d’Ahwaz et de sa population.