
Disparition du citoyen ahwazien Ali Sameri Sayberi après une convocation par les forces de sécurité
L’inquiétude et l’indignation ne cessent de croître au sein des milieux ahwaziens et des organisations de défense des droits humains après la disparition du citoyen arabe ahwazien Ali Sameri Sayberi, âgé de 47 ans.
Celui-ci a été convoqué le samedi 3 août 2025 par une unité appelée « l’équipe des nouvelles » relevant des services de renseignement iraniens à Ahwaz, et depuis lors, plus aucune nouvelle n’a été reçue de lui. Aucun contact n’a été établi avec sa famille, et son sort reste totalement inconnu.
Selon des rapports de terrain parvenus à l’Organisation Karoun pour les droits de l’homme, Sayberi, résident de la capitale ahwazienne, ne possédait aucun antécédent d’arrestation ni d’activités politiques.
Il souffre de problèmes de santé chroniques, notamment d’une maladie cardiaque, ce qui accroît les craintes de sa famille quant à sa vie et à son intégrité physique.
Des sources proches des milieux des droits de l’homme ont indiqué que les autorités de sécurité n’ont publié aucun communiqué concernant le lieu de détention de Sayberi et n’ont pas répondu aux sollicitations de ses proches, qui vivent dans une angoisse croissante face au silence total sur les circonstances de son arrestation ou les charges qui pourraient être retenues contre lui, si elles existent.
Des militants des droits humains ont souligné que Sayberi, marié et père de trois enfants, menait une vie normale et n’avait aucun lien pouvant justifier une telle convocation soudaine ou une détention arbitraire.
Pour sa part, l’Organisation Karoun pour les droits de l’homme a exprimé sa profonde préoccupation face à cet incident, affirmant que ce qui est arrivé à Sayberi constitue un cas de disparition forcée, en contradiction avec le droit international et les normes des droits humains.
L’organisation a appelé les autorités iraniennes à révéler immédiatement son sort, à lui permettre de communiquer avec sa famille et son avocat, et à lui fournir sans délai les soins médicaux urgents nécessaires à son état de santé critique.
L’organisation a également souligné que la répétition de tels cas à Ahwaz reflète une politique systématique visant à faire taire les voix civiles, constituant une violation flagrante des droits fondamentaux des citoyens ahwaziens, alors que les critiques internationales contre le bilan de l’Iran en matière de droits humains, notamment dans les régions non-persanes, ne cessent de s’intensifier.
Il est à noter que, depuis des décennies, les autorités iraniennes mènent une politique de convocations et d’arrestations arbitraires à l’encontre des militants et des citoyens ahwaziens, dans une tentative d’effacer l’identité arabe d’Ahwaz et de faire taire toute voix réclamant des droits ou la justice ce qui aggrave la souffrance de la population autochtone dans un contexte d’indifférence internationale persistante.



