
Cinq prisonniers politiques ahwazis font face à des accusations “vagues” à Sheyban
Dans la continuité des violations des droits humains dans les prisons en Iran, cinq prisonniers politiques ahwazis ont comparu devant l’enquêteur du tribunal révolutionnaire, section 13, dans la ville d’Ahwaz, le lundi 22 septembre 2025. Ils ont présenté leur défense finale lors d’une audience par visioconférence, accusés de manière vague “d’appartenir à un groupe rebelle”.
Les cinq prisonniers politiques ahwazis sont : Mokhtar Al-Bouchouka, Mostafa Hleiji, Reza Hezbawi, Abbas Saeedi et Amer Majasbah.
L’affaire a été renvoyée devant le tribunal révolutionnaire à Ahwaz pour le prononcé du jugement, dans un contexte d’inquiétudes concernant l’absence de conditions d’un procès équitable et la crainte de lourdes condamnations.
Conditions de détention dures et torture documentée
Hleiji et Hezbawi, deux militants civils et poètes, ont été arrêtés en décembre 2024. Depuis lors, eux et les autres prisonniers ont subi des tortures physiques, psychologiques et même sexuelles, selon des rapports documentés.
Les cinq détenus souffrent également de graves problèmes de santé dans la prison de Sheyban et ont été transférés à plusieurs reprises à l’infirmerie en raison de la détérioration de leur état.
Le plus ancien détenu du groupe, Mokhtar Al-Bouchouka, est emprisonné depuis 2011 sans aucune permission. Il souffre d’une hernie grave, aggravée par les tortures continues, ce qui met sa vie en danger.
Appels des organisations de défense des droits humains pour la libération et un procès équitable
Des organisations de défense des droits humains, locales et internationales, ont appelé à “mettre fin aux pratiques de représailles contre les prisonniers politiques ahwazis”, soulignant que “les accusations vagues et la torture systématique constituent une violation flagrante des principes de justice et des droits humains”.
Elles ont demandé la libération immédiate des détenus, l’accès à des soins médicaux adéquats, ainsi que la fin de la fabrication de charges contre les militants arabes.



