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Un nouveau crime hydrique : l’occupation iranienne aggrave la sécheresse en privant l’Ahwaz de son eau

 

Dans un crime environnemental et humanitaire qui se poursuit, des statistiques officielles publiées par l’Organisation de l’eau et de l’électricité en Ahwaz révèlent que l’année hydrologique actuelle est l’une des plus sèches depuis six décennies.

Cette situation est aggravée par la poursuite des politiques de l’occupation iranienne consistant à piller les ressources en eau et à détourner les cours des rivières vers l’intérieur du territoire persan.

Selon le rapport, les précipitations ont chuté de 40 % cette année par rapport à la moyenne normale, ce qui a eu un impact direct sur les niveaux d’eau des rivières et des barrages, notamment dans les villes ahwaziennes situées en aval comme Abadan et Mohammara, qui font face à une grave pénurie d’eau.

Le rapport ajoute que les villes persanes situées en amont des rivières de l’Ahwaz, et qui s’approprient la plus grande part de l’eau, ont également souffert d’une baisse des précipitations.

Pourtant, l’occupation iranienne a choisi de réduire les quantités d’eau libérées des barrages vers les terres ahwaziennes, aggravant ainsi les souffrances de la population arabe.

L’organisation souligne que les effets les plus marqués de la sécheresse se manifestent dans la qualité et la quantité de l’eau potable et destinée à l’agriculture, notant que l’augmentation de la salinité de l’eau et la baisse alarmante des récoltes sont désormais évidentes.

Et bien que les autorités d’occupation aient annoncé avoir pris des « mesures pour gérer la situation », des militants ahwazis affirment que ces mesures ne tiennent aucunement compte des droits des habitants d’Ahwaz.

Au contraire, les politiques de discrimination hydrique se poursuivent à travers le détournement du fleuve Karoun vers d’autres villes, ce qui constitue un crime systématique visant à assécher l’Ahwaz et à l’isoler sur les plans économique et agricole.

Cette catastrophe survient alors que de nombreuses villes et villages ahwazis manquent d’eau potable et d’infrastructures capables de faire face à la sécheresse, dans un contexte de négligence gouvernementale flagrante et de marginalisation délibérée des régions arabes privées de leurs ressources naturelles.

 

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