
Rapport : La crise de l’eau dans la région d’Al-Ahwaz atteint un niveau critique
L’État arabe occupé d’Al-Ahwaz traverse une crise hydrique sans précédent, alors que la pénurie d’eau entre dans une phase véritablement dangereuse, dans un contexte de sécheresse persistante et de baisse drastique des précipitations au cours des dernières saisons.
Des sources officielles relevant des autorités d’occupation iraniennes ont révélé que le pourcentage d’eau exploitable dans les barrages du nord d’Al-Ahwaz ne dépasse plus les 24 % de leur capacité utile, un chiffre alarmant qui annonce de graves répercussions environnementales et sociales.
Le directeur adjoint des études sur les ressources intégrées à l’Organisation de l’eau et de l’électricité d’Al-Ahwaz a confirmé que le volume actuel d’eau stockée dans les barrages de la région est d’environ 3,146 milliards de mètres cubes, soit moins du quart de leur capacité réelle nécessaire pour répondre aux besoins en eau potable, agricole et industrielle de la population.
Il a ajouté que l’afflux d’eau vers les principaux barrages du nord d’Al-Ahwaz, notamment les barrages de Karkheh, Dez et Karoun, a fortement diminué, avertissant que la poursuite de cette situation pourrait entraîner des conséquences désastreuses pour divers secteurs vitaux, d’autant plus en l’absence de préparations sérieuses de la part des autorités d’occupation pour faire face à la crise.
Concernant le grand fleuve Karoun, l’un des plus importants de la région, qui comprend une série de barrages essentiels comme celui de Dez et ceux du complexe de Karoun, les données indiquent une baisse inquiétante du débit d’eau pouvant atteindre 50 %, ce qui accentue l’inquiétude des habitants, des agriculteurs et des spécialistes quant à l’avenir des ressources hydriques dans la région.
De leur côté, des experts du secteur de l’eau ont mis en garde contre la consommation excessive et incontrôlée, ainsi que la baisse des niveaux des eaux souterraines, en parallèle avec l’absence de plans efficaces pour la gestion des ressources en eau.
Ils ont souligné que la crise ne se limite pas aux changements climatiques, mais est également aggravée par une négligence manifeste et un manque de vision stratégique de la part des autorités d’occupation iraniennes.
Les experts ont appelé à des mesures urgentes pour freiner cette détérioration, notamment à travers l’adoption de politiques de gestion durable de l’eau, l’investissement dans les technologies de préservation des ressources, le développement des réseaux d’irrigation, ainsi que la révision des projets qui détournent les cours d’eau de leur trajectoire naturelle à l’intérieur d’Al-Ahwaz vers l’intérieur iranien, ce qui constitue l’une des principales causes de la sécheresse dans la région.
Des observateurs affirment que la situation actuelle de l’eau à Al-Ahwaz n’affectera pas seulement la vie quotidienne des habitants, mais aura également des répercussions importantes sur l’agriculture, véritable colonne vertébrale de l’économie régionale, ainsi que sur la production d’électricité, qui dépend en grande partie de l’énergie hydroélectrique. Si la crise persiste sans intervention immédiate, une chute importante de la production hydroélectrique pourrait se produire, menaçant de vastes coupures de courant, notamment avec l’intensification de la chaleur estivale.
Cette crise croissante met en lumière une politique d’abandon et de destruction environnementale systématique menée par les autorités d’occupation iraniennes depuis des décennies, aggravant la souffrance de la population face à un mépris flagrant de leurs droits à gérer leurs ressources naturelles.



