
Politique de négligence de l’Iran : contamination de l’eau provoquant une intoxication massive en Al-Ahwaz
Dans le cadre de la politique continue de négligence et de marginalisation systématique des autorités iraniennes, la ville de Baghmalek, au nord d’Al-Ahwaz, a connu un cas d’intoxication collective qui a suscité une vive inquiétude parmi la population. Un total de 179 personnes ont été recensées avec des symptômes allant de la diarrhée et des vomissements à la fièvre, dans un incident suspecté d’être causé par la contamination de l’eau potable de la région.
Des sources locales ont confirmé que les patients avaient reçu les premiers secours et une surveillance sur le terrain à domicile, tandis que les résultats des analyses de l’eau sont toujours en attente de Téhéran, en l’absence de solutions rapides et efficaces de la part des autorités compétentes.
Dans ce contexte, une réunion d’urgence a eu lieu avec la participation du procureur, du vice-responsable de la santé de l’Université des sciences médicales Jundishapur d’Al-Ahwaz, ainsi que du directeur du réseau de santé et de traitement de Baghmalek, afin d’examiner les dimensions de l’incident et de discuter des mesures préventives. Un plan a été annoncé pour forer un nouveau puits et renforcer les infrastructures sanitaires de la région, sans préciser de calendrier pour sa mise en œuvre.
Cet incident s’inscrit dans le cadre d’une crise hydrique aggravée qui touche les régions d’Al-Ahwaz depuis des années, en raison des politiques systématiques mises en place par l’Iran : détournement des cours d’eau, monopole sur les ressources en eau et négligence des infrastructures dans les zones à majorité arabe.
Les problèmes de salinité et de pollution de l’eau comptent parmi les catastrophes environnementales les plus graves en Al-Ahwaz, notamment dans les régions situées en aval des rivières Dez et Karoun.
Les habitants ont exprimé à plusieurs reprises leur mécontentement à travers des manifestations populaires, dont l’écho est même parvenu aux médias iraniens pro-régime, sans qu’aucune réponse concrète ou solution durable ne soit apportée.
L’incident de Baghmalek est perçu comme une conséquence directe des politiques de discrimination et de marginalisation exercées par l’Iran contre les Ahwazis, qui souffrent du manque de services de santé, de la dégradation des infrastructures et de l’absence de contrôle environnemental.
Les défenseurs des droits humains avertissent que la persistance de l’inaction des autorités face à ces crises récurrentes entraînera des catastrophes sanitaires et environnementales encore plus graves. Ils appellent la communauté internationale et les organisations humanitaires à intervenir pour faire pression sur Téhéran afin qu’elle mette fin à ses politiques discriminatoires et assume ses responsabilités légales et humanitaires envers la population d’Al-Ahwaz.



