
Lord Jackson appelle à soutenir le droit des Ahwazis à l’autodétermination et tient l’Iran pour responsable de “décennies de répression”
Lors d’une réunion tenue au Parlement britannique avec une délégation ahwazie conduite par le président de l’Exécutif de l’État d’Ahwaz, Arif Al-Kaabi, Lord Jackson, membre de la Chambre des communes, a insisté sur la nécessité de soutenir le droit du peuple ahwazi à l’autodétermination et de tenir l’Iran responsable de ce qu’il a qualifié de “violations systématiques” contre les Arabes ahwazis.
Lord Jackson a commencé son intervention en remerciant les participants, affirmant que la question ahwazie mérite une attention internationale et une véritable justice, soulignant que l’ignorance de la souffrance de ce peuple depuis plus d’un siècle n’est plus acceptable.
Il a expliqué l’importance de comprendre l’histoire des Ahwazis, rappelant que l’Ahwaz était autrefois un émirat indépendant doté de richesses et de ressources naturelles, avant d’être annexé par la force en 1925 par l’État iranien, entraînant la destitution de son dirigeant et la soumission de sa population à un “oppression et une injustice systématiques”.
Il a affirmé que, malgré l’immense richesse pétrolière de la région, les Arabes ahwazis vivent dans la pauvreté et la marginalisation, tandis que les autorités iraniennes s’approprient les ressources pétrolières et privent les habitants de services essentiels tels que l’éducation et la santé.
Le député britannique a également évoqué les politiques d’effacement de l’identité nationale menées par le gouvernement iranien, notamment l’interdiction des célébrations nationales et les tentatives d’imposer des changements culturels et linguistiques à la société ahwazie.
Il a également mentionné la confiscation par les autorités de centaines de milliers d’hectares de terres agricoles fertiles et la déviation de cours d’eau vers d’autres régions, ce qui a privé les habitants de leurs moyens de subsistance et de leurs ressources en eau.
Jackson a détaillé le “répression brutale” subie par les Ahwazis, incluant arrestations, tortures et exils, affirmant que ces violations sont documentées par des organisations internationales et des associations de défense des droits humains.
Il a souligné que le droit à l’autodétermination est clairement inscrit dans la Charte des Nations unies, affirmant que la question ne se limite pas à l’indépendance, mais concerne aussi “la dignité, la justice et une représentation adéquate”.
Il a déclaré son soutien total au droit des Ahwazis de parler leur langue, de participer à la vie politique, de se réunir sans crainte et de construire un avenir digne pour leurs enfants.
Il a appelé à ce que les voix du peuple ahwazi soient entendues à l’ONU, au Parlement européen et dans toutes les instances internationales des droits humains, exhortant la communauté internationale à soutenir ce peuple, à demander la fin des violations à Téhéran, à respecter les droits culturels et linguistiques, à restituer les terres confisquées, à améliorer l’environnement et à garantir le droit des Ahwazis à décider de leur propre destin.
Lord Jackson a conclu en affirmant qu’il est temps pour la communauté internationale d’assumer sa responsabilité morale et politique envers le peuple ahwazi, et de “ne plus le laisser affronter seul son destin après cent ans d’injustice”.



