
L’Iran renforce sa politique de persianisation à Ahwaz à travers l’événement culturel “Yar Mehraban”
L’Iran poursuit sa politique systématique de persianisation dans la région occupée d’Ahwaz à travers des activités culturelles qui, sous prétexte de promouvoir la lecture, visent en réalité à effacer l’identité arabe et à imposer la langue et la culture persanes.
Le ministère iranien de la Guidance et de la Culture à Ahwaz a annoncé l’organisation d’un événement intitulé « Yar Mehraban » ( L’Ami Bienveillant») dans la ville d’Ahwaz, avec la participation d’institutions affiliées au régime, parmi lesquelles des universités, des collèges et des figures religieuses persanes.
Les autorités iraniennes prétendent que l’objectif de cet événement est d’« encourager la lecture ». Cependant, ses programmes et contenus se concentrent exclusivement sur la littérature persane, tandis que la langue arabe langue maternelle du peuple ahwazi en est totalement absente.
L’événement comprend des lectures du célèbre ouvrage persan « Shahnameh », des représentations théâtrales et des espaces destinés aux enfants, tous orientés vers la diffusion de la culture persane au sein de la société ahwazie, y compris dans les zones rurales et populaires.
Des intellectuels ahwazis estiment que l’Iran utilise de telles activités dans le cadre d’un projet culturel organisé visant à effacer l’identité arabe et islamique authentique d’Ahwaz.
Ils soulignent que ces événements se déroulent alors que les livres arabes sont interdits, que les centres culturels arabes sont fermés et que les écrivains et artistes ahwazis sont poursuivis.
Selon les observateurs, le soi-disant « Festival Yar Mehraban » s’inscrit dans le cadre d’un plan global de persianisation mis en œuvre par le régime iranien, où les institutions éducatives, culturelles et religieuses sous le contrôle de Téhéran sont utilisées pour diffuser l’idéologie persane et modifier la structure linguistique et culturelle d’Ahwaz.
Ainsi, selon les militants, ces événements sont passés du statut d’activités culturelles à celui d’outils coloniaux « doux » servant à imposer une identité étrangère sur la terre arabe d’Ahwaz.



