
Les services de renseignement iraniens arrêtent l’activiste ahwazi Fares Kaab Karam Allah à Toster
Dans la nuit du 7 octobre 2025, les forces du service de renseignement iranien ont mené une descente visant le domicile de l’activiste culturel ahwazi Fares Kaab Karam Allah dans la ville de Toster, en Ahwaz.
Son arrestation a été décrite par des sources de défense des droits humains comme une violation flagrante des lois locales et des normes internationales relatives aux droits de l’homme.
Selon des témoins oculaires, une unité armée des services de renseignement a fait irruption dans la maison aux premières heures de l’aube sans présenter de mandat judiciaire, utilisant des méthodes d’intimidation qui ont semé la peur parmi les membres de sa famille, y compris les femmes et les enfants, avant de l’emmener vers une destination inconnue.
Jusqu’à présent, les autorités iraniennes n’ont fourni aucune explication concernant les raisons de l’arrestation ni le lieu de détention, ce qui suscite des inquiétudes croissantes quant à son intégrité physique et psychologique.
Fares Kaab Karam Allah est considéré comme l’un des principaux activistes culturels de Toster. Il est connu pour ses efforts en faveur de la préservation du patrimoine arabe ahwazi et pour l’organisation d’activités culturelles visant à maintenir l’identité arabe, ce qui l’a souvent exposé à la persécution et au harcèlement de la part des autorités iraniennes.
Cet incident s’inscrit dans une longue série de violations commises par l’Iran contre le peuple ahwazi depuis plus d’un siècle. Les forces de sécurité continuent de mener des campagnes d’arrestations arbitraires contre les activistes et les intellectuels, en parallèle avec des politiques de répression, de marginalisation et de discrimination ethnique visant à effacer l’identité arabe en Ahwaz.
Des organisations de défense des droits humains ont appelé à la libération immédiate de l’activiste et au respect des droits de l’homme et de la liberté d’expression, soulignant que la poursuite de ces pratiques reflète une politique répressive systématique visant à faire taire les voix qui réclament les droits légitimes du peuple arabe ahwazi.



