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Les prisons secrètes et publiques en Ahwaz : un système de torture et d’oppression

 

Depuis l’occupation d’Ahwaz en 1925, le régime iranien a construit de nombreuses prisons et centres de détention secrets utilisés par les forces d’occupation pour torturer les détenus ahwazis. Ces établissements ont été mis en place pour enchaîner le peuple ahwazi, le briser psychologiquement et physiquement, et anéantir sa dignité humaine déjà bafouée.

Les prisons en Ahwaz se divisent en deux catégories principales : les centres de détention secrets et les prisons publiques. Les centres de détention secrets représentent les pires formes de torture et d’abus, où les prisonniers politiques, les militants culturels et les résistants subissent les traitements les plus atroces, loin de toute couverture médiatique. Ces lieux de détention sont un véritable enfer où les détenus ahwazis souffrent en silence.

En revanche, il existe des prisons publiques, moins secrètes mais tout aussi brutales, comme la prison de Karoun, l’une des plus anciennes et célèbres prisons en Ahwaz. Ce lieu a été le théâtre de nombreuses tragédies et a servi de scène à la répression des prisonniers politiques par les autorités.

Dans les années récentes, la prison de Karoun a été fermée, mais son sombre héritage reste gravé dans la mémoire des Ahwazis. De plus, la prison de Howeira Sepidar et la prison de Sheyban viennent compléter ce paysage tragique.

La prison de Sheyban, située dans une zone reculée, est l’une des pires prisons en Ahwaz. Elle abrite un grand nombre de prisonniers politiques et de militants culturels.

Cette prison est composée de neuf blocs, dont deux particulièrement vastes, les blocs 6 et 7, où sont détenus la majorité des prisonniers politiques. L’établissement est marqué par de nombreuses violations des normes sanitaires et alimentaires, mettant gravement en danger la vie des détenus.

Les méthodes de torture dans les prisons iraniennes sont diverses et cruelles.

La torture physique est l’un des moyens les plus brutaux utilisés pour terroriser et briser les prisonniers. Parmi les méthodes les plus courantes, on trouve l’arrachage des ongles, les décharges électriques, les coups de fouet sur le dos et la plante des pieds, ainsi que l’obligation de boire de grandes quantités d’eau tout en étant privé d’uriner.

La torture psychologique vise à détruire la volonté des détenus. Les autorités carcérales menacent les prisonniers de torturer ou d’arrêter leurs proches, ce qui provoque des effondrements nerveux. Une autre méthode consiste à semer le doute chez le détenu sur la loyauté de ses amis et de sa famille, ce qui mène à un isolement psychologique total.

L’une des formes de torture les plus redoutables infligées aux prisonniers ahwazis est l’isolement cellulaire, où le détenu est complètement coupé du monde extérieur.

Cette période d’isolement peut durer des semaines, voire des mois, causant de graves dommages psychologiques. Le prisonnier perd toute notion du temps et de la réalité, faisant de l’isolement cellulaire en Ahwaz une véritable forme de mort lente.

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