
Les allégations de l’Iran concernant l’équipement d’écoles à Al-Salihiyah au milieu de la marginalisation de l’enseignement à Al-Ahwaz
Des militants ahwazis ont démenti l’annonce faite par les autorités iraniennes affirmant avoir équipé 180 écoles dans la ville d’Al-Salihiyah afin d’accueillir 30 000 élèves à la rentrée scolaire, soulignant que ces déclarations ne sont rien d’autre qu’une propagande politique visant à dissimuler la réalité dramatique de l’éducation à Al-Ahwaz, négligée depuis plus d’un siècle.
Les habitants ont confirmé que l’Iran impose la langue persane aux élèves arabes par la force et interdit l’enseignement en arabe, ce qui conduit à la marginalisation de générations entières et à leur privation du droit à apprendre dans leur langue maternelle.
Ils ont également indiqué que les écoles que l’Iran prétend avoir équipées souffrent en réalité d’un grave manque d’infrastructures et de services de base. Dans le même temps, d’énormes budgets sont consacrés à la création d’écoles privées pour les colons persans, dotées des moyens pédagogiques les plus modernes, tandis que les enfants ahwazis sont laissés dans des environnements éducatifs délabrés.
Selon des rapports locaux, de nombreuses écoles d’Al-Ahwaz manquent de climatisation et d’eau potable, tandis que des cas d’intoxication ont été enregistrés parmi les élèves de certaines écoles réservées aux colons iraniens à l’intérieur d’Al-Ahwaz, en raison de la corruption et de la négligence dans leur gestion.
Les militants estiment que la promotion par l’Iran de prétendus investissements dans l’éducation à Al-Ahwaz n’est rien d’autre qu’une tentative de soigner son image auprès de l’opinion publique, alors que la réalité continue de révéler une politique d’exclusion et de marginalisation menée contre le peuple ahwazi depuis plus de cent ans.



