
Le chef de la police iranienne : Nous écorcherons les mercenaires au service de l’entité sioniste
le commandant en chef des forces de sécurité intérieure d’Iran, le général Ahmad Reza Radan, a menacé ceux qu’il qualifie « d’agents de l’entité sioniste », promettant des sanctions sévères pouvant aller jusqu’à la torture et l’exécution.
Dans une déclaration officielle au ton particulièrement menaçant, Radan a affirmé : « Nos doigts sont sur la gâchette, et nous ne ferons preuve d’aucune pitié envers ceux qui servent les agendas de l’occupation israélienne à l’intérieur du pays. Nous leur arracherons la peau sans aucune compassion », une indication claire que les autorités sont prêtes à user de la violence extrême contre toute personne accusée d’espionnage.
Ces propos interviennent alors que les services de sécurité iraniens multiplient leurs affirmations quant à l’arrestation d’« agents » liés au Mossad israélien.
Des observateurs considèrent ces allégations répétées comme une stratégie délibérée visant à instaurer un climat de peur et de dissuasion, dans le but d’empêcher toute manifestation ou soulèvement populaire, notamment dans un contexte de crise économique aggravée et de mécontentement généralisé à travers l’ensemble du territoire iranien.
Dans ce contexte, des rapports en matière de droits humains indiquent que, ces dernières années, les autorités iraniennes ont fréquemment accusé des citoyens de diverses origines ethniques et régionales en particulier dans les zones non persanes d’« espionnage » ou de « trahison », afin de justifier des arrestations de masse et des actions répressives. De nombreuses exécutions ont déjà été effectuées contre ceux qualifiés de « traîtres », certaines de manière publique, d’autres dans des prisons secrètes, sans procès équitables.
Le général Radan a également affirmé que « près de 90 % des succès dans la découverte des espions sont dus aux signalements des citoyens », ce que des militants interprètent comme une tentative de transformer la population en outil de surveillance intérieure, accentuant ainsi un climat de suspicion et de peur.
En conclusion, Radan a déclaré : « S’il y a une quelconque défaillance dans la performance sécuritaire, j’en prends l’entière responsabilité. » Néanmoins, l’opposition iranienne estime que cette rhétorique belliqueuse s’inscrit dans une stratégie plus large visant à éliminer les voix dissidentes et à renforcer l’emprise sécuritaire du régime face à des crises internes de plus en plus menaçantes.



