
L’activiste ahwazi Tareq Al-Kaabi détenu sans accusation depuis des mois dans les prisons iraniennes
Les organisations de défense des droits humains ont exprimé leur profonde inquiétude quant au sort de l’activiste ouvrier ahwazi Tareq Al-Kaabi, âgé de 29 ans, détenu à la prison de Quneitra depuis plusieurs mois dans des circonstances obscures, sans aucune information sur sa situation juridique ni sur les charges retenues contre lui, depuis son arrestation le 8 janvier 2025.
Selon des témoins oculaires, Tareq a été arrêté alors qu’il se rendait à son travail à la société sucrière Haft Tappeh.
Des agents du renseignement iranien ont fait irruption dans l’autobus qui le transportait avec ses collègues et l’ont arrêté violemment, sans fournir d’explications ni de mandat légal.
Environ un mois plus tard, le 8 février, il a été transféré à la prison de Quneitra, où il demeure détenu sans procès ni audience.
D’après des sources juridiques informées, les autorités iraniennes n’ont pas officiellement annoncé les charges portées contre lui.
Toutefois, il est largement supposé que son arrestation est liée à son activité sur les réseaux sociaux, où Tareq a publié de nombreux contenus reflétant les souffrances du peuple arabe ahwazi et réclamant ses droits.
Les accusations pourraient donc être liées à la “liberté d’expression” et à “l’activité politique pacifique”.
Originaire de la ville de Sous au nord de l’Ahwaz, Tareq Al-Kaabi est père de deux enfants. Il est reconnu pour ses positions politiques et sociales en faveur de la cause ahwazie.
Sa famille est connue pour son engagement politique : son frère Maher Al-Kaabi a déjà été emprisonné plusieurs années pour ses activités, tandis qu’un autre frère, Ahmed Al-Kaabi, est toujours détenu à la prison centrale de Kerman.
La famille de Tareq a exprimé une vive inquiétude face à sa détention prolongée sans procès, en l’absence totale d’informations sur son état de santé ou sur son lieu exact de détention.
Cette incertitude accroît leur souffrance et leur peur quant à son sort.
La famille demande sa libération immédiate ou, à tout le moins, qu’il bénéficie d’un procès équitable conforme aux normes juridiques.



