
La marginalisation iranienne aggrave la crise de l’éducation à Hormoz, au sud d’Ahwaz
Le Conseil des revendications populaires de Hormoz, dans le sud d’Ahwaz, a révélé que plus de 27 000 élèves n’ont pas achevé leur scolarité dans les villes du sud d’Ahwaz, un signe alarmant de l’aggravation de la crise de l’éducation dans la région. Des militants dénoncent ce phénomène comme le résultat de politiques de marginalisation et de discrimination systématique menées par les autorités iraniennes.
Le Conseil a précisé que parmi ces élèves figurent environ 5 000 enfants issus de familles bénéficiaires de l’aide sociale, avertissant que la poursuite de cette situation entraînerait de graves conséquences sociales et culturelles, menaçant l’avenir des générations à venir dans la région.
L’organisation a appelé les autorités iraniennes à trouver des solutions urgentes et structurelles à cette crise éducative, soulignant les immenses ressources économiques dont dispose Hormoz, notamment dans les industries de l’acier, de l’aluminium, des raffineries et des zones franches.
Le communiqué a proposé d’allouer une partie des revenus de ces secteurs au soutien du système éducatif et à la réintégration des enfants à l’école, affirmant que « la mobilisation de seulement quelques heures du revenu annuel des grandes industries pourrait résoudre les problèmes de milliers de familles ».
Les régions du sud d’Ahwaz connaissent une négligence croissante de la part des autorités iraniennes dans les domaines de l’éducation, de la santé et des infrastructures, alors que se multiplient les appels locaux et internationaux à mettre fin aux politiques discriminatoires à l’encontre du peuple arabe ahwazi.


