Actualités AhwazEssai

Exécution de trois prisonniers politiques à Al-Ahwaz au milieu de graves violations de leurs droits

 

Les autorités d’occupation iraniennes dans la ville d’Al-Ahwaz ont prononcé deux peines de mort à l’encontre de trois prisonniers politiques, dont deux sont issus du peuple arabe ahwazien, dans une affaire qui a suscité une large controverse et de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains et des militants.

Selon le texte du jugement, la peine capitale a été prononcée deux fois contre Farshad Etemadifar, originaire de Kohguilouyeh et Boyer-Ahmad, ainsi que contre Massoud Jamai et Alireza Mordassi (Hamidawi), deux citoyens arabes résidant à Al-Ahwaz.

Chacun d’entre eux a également été condamné à une peine d’un an de prison.

Les accusations portées contre eux relèvent des chefs d’inculpation politiques habituels utilisés par les autorités iraniennes contre les militants et les opposants, notamment : « corruption sur terre », « appartenance à des groupes opposés au régime iranien » et « propagande contre le régime ».

Des sources juridiques bien informées sur le déroulement de l’affaire ont indiqué que le procès a été entaché de violations flagrantes des principes de justice et des droits fondamentaux.

Les détenus n’auraient pas eu un accès effectif à des avocats indépendants, et auraient subi de fortes pressions psychologiques et physiques durant la période d’interrogatoire, ce qui a conduit à des aveux forcés utilisés ensuite comme principal élément à charge dans le jugement rendu contre eux.

Les mêmes sources ont précisé que le tribunal s’est appuyé sur des aveux obtenus sous la menace et la torture, sans respecter les normes juridiques minimales d’un procès équitable, ce qui renforce les doutes quant à la fiabilité et l’intégrité de la procédure judiciaire suivie.

Dans la même affaire, le tribunal a également prononcé de longues peines de prison contre deux autres détenus : Saman Hormatnejad, condamné à 12 ans de prison, et Davoud Hormatnejad, condamné à 15 ans.

Les faits liés à l’arrestation des cinq accusés remontent aux années 2023 et 2024, dans le cadre d’une campagne sécuritaire menée par les services de renseignement iraniens contre les militants ahwaziens.

 

موضوعات ذات صلة

Bouton retour en haut de la page