
Détérioration des conditions humanitaires à la prison de Sheiban au milieu de la surpopulation et de la propagation des maladies
Des sources de l’Organisation Karoun pour les droits humains ont rapporté qu’environ 80 personnes ont été transférées dans le cinquième pavillon de la prison de Sheiban, à Ahvaz, à la suite d’une vaste campagne d’arrestations qui a suivi la guerre irano-israélienne de 12 jours.
Selon ces sources, les détenus ont été soumis à des actes de torture physique et psychologique, et des aveux forcés leur ont été extorqués avant qu’ils ne soient condamnés à de lourdes peines de prison, ce qui a entraîné une augmentation sans précédent du nombre de prisonniers.
Le cinquième pavillon, conçu initialement pour accueillir 100 détenus, en héberge actuellement plus de 125, tous prisonniers politiques.
Chaque cellule mesure moins de 20 mètres carrés, certaines abritant plus de 20 personnes.
Les prisonniers souffrent également d’une grave contamination environnementale, des eaux polluées et des eaux usées s’étant accumulées dans la cour du pavillon en raison d’une panne du système d’évacuation.
Cela a provoqué de fortes odeurs nauséabondes et l’absence de ventilation naturelle, aggravée par les hauts murs qui entourent la zone.
L’état sanitaire à l’intérieur du pavillon est qualifié de critique, avec la propagation de maladies de peau comme la gale, ainsi que d’autres maladies telles que la grippe.
La préparation des repas à proximité des eaux usées constitue un danger supplémentaire pour la santé des détenus.
Il n’y a que deux toilettes disponibles, obligeant les prisonniers à attendre une heure ou plus pour y accéder, et seulement deux douches, avec un temps d’attente pouvant atteindre trois heures.
Les systèmes de climatisation sont presque hors service, aggravant les souffrances des prisonniers sous la chaleur accablante.
Face à ces conditions, les prisonniers politiques du cinquième pavillon ont menacé d’entamer une grève de la faim collective si les problèmes ne sont pas résolus de toute urgence.
Ce pavillon abrite plusieurs condamnés à mort, dont Seyed Salem Mousavi, Habib Daras, Mohammad Davarshenas, Mehdi Sharifi, Mohammad Amin Abiat, Morteza Mehnabour, Masoud Jamea, Ali Reza Mourdasi et Farshad Etemadi Far, ainsi que d’autres purgeant des peines de prison à perpétuité ou de longues peines.
Les militants des droits humains ont exprimé leur profonde inquiétude face à cette situation, appelant les institutions internationales et les organisations de défense des droits humains à intervenir immédiatement pour protéger la vie des prisonniers et améliorer leurs conditions de vie et de santé.



