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À l’occasion de l’anniversaire du soulèvement de 2021 la soif frappe de nouveau l’Ahwaz

Encore une fois le spectre de la soif et de la crise de l’eau plane sur les villes occupées de l’Ahwaz une scène qui se répète sans fin et qui reflète une réalité amère faite de négligence et de marginalisation systématique de la part des autorités d’occupation iraniennes
Alors que de nombreuses régions subissent des coupures d’eau répétées l’arrogance officielle a atteint le point de demander aux citoyens d’acheter eux-mêmes des citernes d’eau ce qui constitue un aveu clair de l’incapacité du régime iranien à garantir les droits humains les plus fondamentaux

Anniversaire du soulèvement de la soif de 2021 quand les Ahwazis ont scandé je suis assoiffé l’eau est mon droit
Ces jours-ci marquent l’anniversaire de l’un des soulèvements les plus sanglants de l’histoire du peuple arabe d’Ahwaz lorsque des milliers de personnes sont descendues dans les rues en juillet 2021 dans les villes de Khafajiya Ahwaz capitale Fallahiya Ma’shour Izeh et Hamidiya pour revendiquer leur droit à la vie et scander
où est notre eau
je suis assoiffé l’eau est mon droit
mort à Khamenei
mort au dictateur
La réponse du régime iranien a été comme toujours la répression sanglante et les balles réelles à l’encontre d’un peuple qui réclame dignité et accès à l’eau

Martyrs de la soif les noms de ceux qui ont porté le cri de la vie et sont morts pour une goutte d’eau
Selon des rapports fiables d’organisations de défense des droits humains au moins douze manifestants ont été tués par balles durant ces protestations
Mostafa Naïmawi 30 ans Fallahiya Ahwaz
Qassem Naseri Khozairi 17 ans Kut Abdallah
Mohammed Shenani Sus
Issa Baladi 27 ans Ma’shour
Mohammed Karouchat 20 ans Ahwaz capitale
Omid Azarkhosh 20 ans
Hadi Bahmani 17 ans Izeh
Hamzeh Farsawi 32 ans Ahwaz
Meitham Acheresh 20 ans Ma’shour
Hamid Mojaddam Jokari Jamran
Mohammed Abdallah Izeh
Amir Meshari Abadi décédé de ses blessures

La soif comme révolte politique contre l’occupation
Ce soulèvement et la crise de l’eau persistante ne sont pas de simples questions de services publics mais bien une révolte politique contre le projet d’occupation iranienne qui depuis des décennies mène une politique de répression de discrimination de marginalisation et de pillage systématique des ressources naturelles et notamment de l’eau
Le régime des mollahs à Téhéran ne gère pas les crises il les crée et y noie les gens jusqu’à la mort
Les Ahwazis dans toute leur diversité ont payé le prix de cette oppression et continuent de le payer de leurs vies de leur dignité et de leurs droits volés

Le soulèvement de la soif une étape dans une lutte populaire ininterrompue
Le soulèvement de juillet 2021 n’a pas été un simple événement passager ou un moment de colère spontanée malgré son caractère populaire et sincère
Il a été le fruit de décennies de privations d’oppression et d’exploitation et représente une première étape qualitative dans un long parcours de mobilisation populaire continue dans l’Ahwaz occupée
Ces journées ont vu une large mobilisation allant des villes aux campagnes et rassemblant Arabes et autres nationalités ce qui révèle une unité dans la douleur et dans l’ennemi le régime oppressif et colonial des mollahs

La nécessité de garder la mémoire vivante
Aujourd’hui trois ans après ce soulèvement et face au retour de la crise de l’eau la mémoire des martyrs de la soif doit rester vivante dans le cœur de chaque Arabe et de chaque homme libre non seulement pour honorer leurs âmes pures mais aussi comme motivation pour construire un avenir fondé sur la vie l’eau la justice et la liberté
Se souvenir de ces protestations est en soi un acte de résistance et un message que les peuples n’oublieront pas ceux qui sont morts en réclamant une goutte d’eau et qu’ils ne se tairont pas tant que sécheresse et oppression perdureront

 

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