Explosions répétées de gaz dans la région d’Al-Ahwaz… Un nouvel échec iranien révèle la négligence délibérée des infrastructures arabes
Au cours des derniers mois, plusieurs villes d’Al-Ahwaz ont été le théâtre d’une série d’explosions terrifiantes dues à des fuites de gaz domestiques, provoquant la mort et les blessures de dizaines de personnes, ainsi que la destruction de maisons entières. Pendant ce temps, les autorités iraniennes continuent d’ignorer cette catastrophe récurrente et refusent d’en traiter les causes profondes.
Dans le dernier incident en date, une puissante explosion survenue dans le quartier de Pardis, à la capitale d’Al-Ahwaz, a causé la mort de sept citoyens et détruit complètement quatre habitations.
Depuis le début de l’année, plus de 27 accidents similaires ont été recensés dans différentes villes de la région, faisant 12 morts et environ 40 blessés.
Selon des militants ahwazis, la principale cause de ces explosions réside dans la vétusté des réseaux de gaz installés par les autorités iraniennes sans normes de sécurité ni maintenance sérieuse.
De plus, le transfert du gaz depuis les régions persanes s’effectue à travers des conduites anciennes, contaminées et dangereuses, transformant ainsi la « bénédiction de l’énergie » en une menace permanente pour la vie des habitants d’Al-Ahwaz.
Des organisations de défense des droits humains accusent le régime iranien d’adopter une politique de négligence délibérée envers les infrastructures d’Al-Ahwaz, laissant les réseaux de gaz, d’électricité et d’eau dans un état de délabrement avancé, tandis que les ressources pétrolières et gazières de cette région riche sont transférées vers le centre perse sans aucun bénéfice réel pour la population locale.
Un responsable de la défense civile d’Al-Ahwaz a indiqué que plus de 48 % des explosions sont dues à des fuites provenant de conduites intérieures corrodées, tandis que 46 % résultent de l’utilisation d’appareils ménagers défectueux ou dangereux.
Il a ajouté que « la négligence gouvernementale en matière d’inspection et d’entretien augmente le risque de catastrophes nouvelles chaque mois ».
Les observateurs estiment que ces tragédies humaines répétées révèlent l’ampleur de la discrimination raciale et économique exercée par Téhéran contre le peuple ahwazi : les habitants sont abandonnés à la pauvreté et à des infrastructures détruites, tandis que les richesses en gaz et en pétrole sont acheminées vers Téhéran, Ispahan et Chiraz.
Alors que les Ahwazis enterrent leurs victimes dans le silence officiel, la colère populaire ne cesse de croître envers l’Iran, accusé d’avoir transformé la vie des habitants d’Al-Ahwaz en une tragédie quotidienne « une étincelle peut suffire à provoquer l’effondrement d’une maison entière ».



