
Le Corps des Gardiens de la Révolution arrête un jeune Ahwazi pour des publications en ligne
Dans un nouvel épisode de la série continue de violations des droits humains commises par l’Iran contre le peuple ahwazi, les services de renseignement de la milice des Gardiens de la Révolution ont arrêté le citoyen ahwazi Parsa Qasemi (18 ans), originaire de la ville d’Arjan, ce mardi, sans présenter de mandat légal ni fournir d’explication officielle quant aux raisons de cette arrestation.
Qasemi a été interpellé pour avoir publié du contenu critique sur les réseaux sociaux, une mesure qui reflète l’intensification de la répression de la liberté d’expression dans l’espace numérique, en particulier dans les régions habitées par des minorités ethniques, comme l’Ahwaz.
Malgré les tentatives de la famille du jeune détenu de contacter les autorités de sécurité afin d’obtenir des informations sur son sort et son lieu de détention, toutes leurs démarches ont été ignorées, sans aucune réponse officielle, ce qui a accentué leur inquiétude quant à sa sécurité.
À l’heure où ce rapport est rédigé, aucune information n’a été communiquée concernant l’endroit où se trouve Parsa Qasemi ni la nature des accusations portées contre lui, suscitant des craintes de mauvais traitements ou de torture, compte tenu du lourd passé de l’Iran en matière de violations des droits des détenus, en particulier ceux d’origine ahwazie.
Cet incident constitue une violation flagrante des Règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus, connues sous le nom de « Règles Nelson Mandela », qui stipulent clairement que tout détenu a le droit d’informer immédiatement sa famille ou un avocat de confiance de son lieu de détention et de ses conditions dès son arrestation.
Ce comportement est également contraire aux principes fondamentaux relatifs au droit à la liberté d’expression et à la protection contre la détention arbitraire, consacrés par plusieurs conventions et traités internationaux signés par l’Iran, mais qu’il viole de manière systématique, notamment dans son traitement des militants, des journalistes et des citoyens ahwazis.



