Actualités AhwazEssai

La souffrance continue de l’étudiant ahwazi Mehdi Me’mar dans la prison de Sheiban

 

L’étudiant ahwazi Mehdi Me’mar demeure en détention arbitraire à la prison de Sheiban, administrée par les autorités iraniennes dans la ville d’Ahwaz, malgré près de 495 jours écoulés depuis son arrestation et son acquittement de certaines accusations par la Cour d’appel.

La poursuite de sa détention, en l’absence d’un jugement définitif concernant son autre affaire, met en lumière une violation flagrante des droits humains et des normes juridiques internationales.

Me’mar a été arrêté à son domicile le 17 avril 2024 par les forces de sécurité iraniennes. Depuis, il n’a jamais été transféré hors de la prison de Sheiban et n’a pas obtenu de libération provisoire sous caution, malgré les demandes répétées de son avocat et de sa famille, confrontés à un silence ou à des réponses évasives des autorités judiciaires.

Le 7 décembre 2024, le tribunal pénal d’Ahwaz, présidé par le juge Pour Seraj, avait condamné Mehdi Me’mar à six mois d’emprisonnement.

Toutefois, la Cour d’appel (branche 21) a annulé cette décision et l’a acquitté après examen des preuves et de la défense.

Cependant, cet acquittement n’a pas mis fin à son calvaire, car il ne concerne qu’une partie des accusations portées contre lui.

L’autre volet du dossier reste examiné par le tribunal révolutionnaire, qui a tenu une audience le 10 mars 2025 pour statuer sur de graves accusations, incluant rassemblement et complot contre la sécurité nationale, propagande contre le régime et appartenance à des groupes d’opposition.

Jusqu’à présent, aucun verdict final n’a été rendu, ce qui accroît l’incertitude et l’angoisse de sa famille et de son avocat.

Selon des observateurs, le maintien en détention de Mehdi Me’mar, malgré un acquittement partiel et l’absence de jugement définitif, constitue une privation de liberté arbitraire en contradiction avec le droit international.

Le refus de libération provisoire sous caution viole également le principe de présomption d’innocence et révèle des motivations politiques et sécuritaires derrière la décision judiciaire.

Des organisations internationales de défense des droits humains ont affirmé que l’affaire de Mehdi Me’mar illustre clairement les violations systématiques commises par les autorités iraniennes à l’encontre des Ahwazis, en particulier ceux qui expriment leurs opinions ou participent à des activités de protestation.

موضوعات ذات صلة

Bouton retour en haut de la page