
L’Iran exerce des pressions sur la sœur du chef du “Mouvement de la lutte”
Les services de sécurité iraniens, représentés par le bureau d’information des institutions sécuritaires à Ahwaz, ont convoqué la citoyenne arabe ahwazie Ma’souma Hamidan. Elle a été soumise à un interrogatoire dans un climat de pression, de menaces et d’intimidation.
Au cours de cet interrogatoire, les agents de sécurité iraniens ont insisté sur l’interdiction de quitter la ville d’Ahwaz, restreignant ainsi clairement sa liberté de mouvement.
Selon des sources en droits humains, Ma’souma Hamidan, âgée de 38 ans et titulaire d’un diplôme d’enseignement secondaire, n’a jamais participé à une quelconque activité politique. Elle est néanmoins la cible de harcèlements sécuritaires répétés depuis des années uniquement en raison de l’engagement politique de son frère Saïd Hamidan, président de l’Organisation du “Mouvement de la lutte arabe d’Ahwaz”.
Ce développement intervient dans un contexte d’alertes récurrentes lancées par des militants des droits de l’homme concernant l’intensification des pressions exercées par les autorités iraniennes sur les proches de militants et d’opposants politiques exilés, dans le cadre d’une politique systématique d’intimidation.
Dans le même contexte, et alors que les tensions régionales entre l’Iran et Israël se sont accrues ces derniers jours, les services de renseignement ainsi que les forces du renseignement des Gardiens de la révolution ont convoqué des dizaines de citoyens et d’acteurs de la société civile à Ahwaz.
Plusieurs de ces personnes ont été battues lors de leurs interrogatoires, en raison de leurs activités sur les réseaux sociaux.
Des organisations de défense des droits de l’homme ont condamné ces violations, qualifiant la convocation et les menaces à l’encontre de Ma’souma Hamidan de “violation flagrante des droits fondamentaux des citoyens et de pratique illégale visant à faire pression sur les familles des opposants politiques”. Elles ont appelé à la cessation immédiate de ces mesures répressives et au respect des normes humanitaires et juridiques.



